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Les incohérences des affirmations de l'État

Les incohérences du dossier

Le site de l'État

https://www.ge.ch/actualite/impact-du-bruit-avions-nouvelles-constructio...

C'est un site partial et fallacieux

 

Cette étude est basée non sur des mesurages mais sur des calculs malgré que –  l’Ordonnance sur la Protection contre le Bruit (OPB fédérale) déclare qu'il n'existe actuellement aucun programme de calcul du bruit aérien qui tienne compte des bâtiments. Cette exigence ne correspond donc pas (encore) à l’état de la technique.

Et que l’OPB se déclare incompétente à appliquer la loi car «cela dépasse les capacités des logiciels actuels»

Référence : Manuel du bruit aérien+- Instructions pour la détermination du bruit.pdf page25 §332 (Effet des bâtiments: pas pris en compte)

 

Le site destiné à tromper le public et les députés montre une simplification théorique grossière par calcul et dessins, sans respect des échelles:

ATTENTION les dessins ne sont pas à l’échelle (Voir ci-dessous COUPE A L’ÉCHELLE ). 

D’après ce dessin l’arrière des grands bâtiments crée un effet d’écran au bruit aérien sur les plus petits ce qui est  impossible sachant que les avions ne sont pas immobiles et en se déplaçant impacteront les 3 façades. La dernière à l’ombre sera impactée par les réverbérations produites par les bâtiments qui l’entourent.

 

Puis l’Etat nous informe 

 

Il n’est pas précisé que ces experts lausannois sont plutôt  habitués aux bruits routiers, ce qui explique que dans leur rapport on peut voir une image montrant qu’un bâtiment de 2 étages (l’école de Cointrin) peut protéger du bruit aérien le quartier derrière, ce qui serait tout à fait juste pour le bruit routier, mais par pour des avions volant entre 800 et 1200m d’altitude !

 

 

Un autre exemple parmi tant d’autres 

Ce plan montre que le bruit calculé par l’étude est en moyenne de 3dB de moins que le bruit du cadastre du bruit aérien du SITG datant de 2000 sachant que, depuis, le trafic aérien a augmenté.

 

Le code couleur, qui utilise le rouge et le jaune pour les atténuations et le bleu pour les augmentations du bruit, n’est pas vraiment représentatif. Le sol autour des habitations est paramétré  avec de la terre végétale absorbante, sans aucune route ni parkings (à ce sujet les experts nous ont dit ne pas savoir où ils se situent)!!!! L’autoroute est également représentée en jaune, donc absorbant le bruit !

 


 

 

 

 

Leurs différentes propositions sont toutes irréalisables si l’on dessine à l’échelle les dimensions des bâtiments (maximum autorisée: 46m) et la hauteur des avions qui sont entre 800 et 1200m d’altitude

 

La réalité dans les quartiers de Cointrin, en mettant à l’échelle les différents éléments, on a :

 

 

 

Le rapport final comprend encore de nombreuses inexactitudes. Nous mentionnerons ici le cas de la structure du bâtiment. L’idée qu’une façade non plane puisse éviter les réverbérations n’est pas correcte. Si on regarde les bâtiments de Schiphol où de fortes réverbérations ont été mesurées, on constate qu’ils ne sont pas lisses, ne sont pas d’un bloc et ont de nombreux balcons (similaires au dessin de droite ci‐dessous); toutefois cela n’empêche en aucune manière les réverbérations.

 

Remarque : l’EMPA considère les aéroports de Schiphol et Genève comparables acoustiquement

 

 

On oublie aussi que les avions se déplaçant, il n’y aura aucune configuration possible pour protéger une seule façade et les bâtiments autour réverbèreront aussi le bruit.

De plus, toutes les normes définissent comment protéger les habitants des nouveaux immeubles quitte à avoir des fenêtres qui ne s’ouvrent pas, mais on ne parle jamais du bruit qui sera provoqué par les nouveaux bâtiments sur leur environnement. Que ce soient des maisons, des terrasses de café ou des préaux d’école.

Toute cette étude est pour satisfaire le mandataire, l’État, qui veut absolument construire pour le bien de qui ??

 

Page 33 on peut lire, noir sur blanc, même dans ce rapport pour le moins complaisant, un avertissement non équivoque concernant le seul PLQ déjà présenté aux habitants, c'est-à-dire qui sera lancé dès le dézonage voté.

Les experts lausannois recommandent de commencer par construire les constructions le plus proche possible de l’aéroport afin de « protéger » les habitations actuelles.

 

 

Et ils préconisent des mesures inefficaces  pour limiter ces nuisances, qui n’ont pas été étudiées dans le PLQ.

 

Pour ceux qui croient encore que l’on peut modifier la physique

 

Sur le site de l’ETAT, l’expert EcoAcoustique (mandaté par l'État) mentionne, honnêtement, à la page 48 de son rapport une recommandation très éclairante.

Il faut commencer les constructions le plus proche possible de l’aéroport pour « protéger » les habitations actuelles.

C’est exactement le contraire de ce qui est prévu aujourd’hui avec le PLQ du chemin de l’Avanchet (le seul présenté aux habitants) donc le  premier à être construit  à l’extrémité du quartier, donc le plus éloigné de l’aéroport.  La zone actuellement habitée entre les Avanchets et l’aéroport ne peut pas être construite sans imposer une phase non désirée d’expropriation.

 

 

Nous savons depuis 2017 qu'un projet de PLQ a déjà été présenté par 3 fois aux habitants de Cointrin pour le chemin de l'Avanchet  malgré l'augmentation du bruit qu'EcoAcoustique a mentionné dans son rapport. Nous craignons que dès les MZ accordées (modification des limites de zones), les projets de constructions des PLQ du chemin de l’Avanchet  seront immédiatement mis en demande de constructions.

Il faut agir maintenant avant qu'il ne soit trop tard et que ces MZ (modification des limites de zones) autorisent ces bâtiments.

 

Une autre information trompeuse page 46 :

 

Sur cette représentation on nous propose de planter des arbres alors que l’on sait qu’il faut une forêt de 100 mètres de large pour une diminution notable du bruit sonore (étude de l’université d’architecture de Grenoble).

 

(Étude de l’université d’architecture de Grenoble)


Dès lors, même les parois végétales qui figurent dans le rapport ont peu d’impact sur l’amortissement des réflexions sonores. Elles sont plus esthétiques qu’efficaces.